Enseignement – juin 2026

La question de la réincarnation(suite)


La question de Jacob et d'Ésaü peut s'appliquer à nous : comment pouvons-nous naître dans une situation inférieure à celle de notre voisin ? Origène écrit dans Les premiers principes : « La même question qui se pose à propos d'Ésaü et de Jacob peut aussi se poser à propos de tous les êtres célestes et de toutes les créatures de la terre et des régions inférieures ».

En étudiant la situation des jumeaux, le premier roux et velu, l’autre tenant dans sa main le talon d’Ésaü, Origène en tire cette preuve de la réincarnation : « Lorsque nous étudions les écritures avec beaucoup de soin en ce qui concerne Ésaü et Jacob », nous dit-il, « on ne trouve pas d'injustice devant Dieu dans les paroles qui ont été dites sur eux, avant qu'ils soient nés ou qu'ils aient fait quoi que ce soit dans cette vie bien sûr, que l'aîné devait servir le plus jeune, tout comme on ne trouve pas d'injustice à ce que Jacob ait supplanté son frère même dans le ventre de sa mère, à condition de croire que c'est en raison de ses mérites dans une vie antérieure, que Jacob avait mérité d'être aimé par Dieu au point de mériter d'être préféré à son frère. …

Les gens aimaient Origène et son enseignement, mais les pouvoirs en place ont été courroucés. Comme ils ne pouvaient pas discuter avec lui, ils ont brûlé ses livres. Nous voyons émerger les fragments qui restent de ses enseignements des principes qui nous conduisent à la conclusion de la réincarnation et de l'inévitable loi du karma. Il disait si vous croyez que Dieu est juste (ce sur quoi ils ne pouvaient pas être en désaccord avec lui), alors chaque personne, « qu'elle soit du ciel, de la terre ou sous la terre, peut être considérée comme possédant en elle-même les causes antérieures de la diversité à sa naissance dans le corps ».

Puis Origène a dit quelque chose qui les a rendus encore plus furieux. Il a dit que la préexistence de l’âme était l’explication de l’inégalité des circonstances. « De cette façon, il est possible pour nous de comprendre que, même avant cette vie présente, il y avait des âmes, soit entièrement purifiées, soit moins purifiées … et que de cet état, chaque âme recevait, selon la mesure de sa pureté ou de son impureté, son lieu, sa région ou sa condition pour naître ou pour accomplir un devoir dans ce monde. Tout cela, dans les moindres détails, Dieu le surveille par la puissance de sa sagesse et le distingue par la détermination de son jugement ; et c'est ainsi qu'il a disposé l'univers selon le principe d'une rétribution très impartiale, selon ce que chacun mérite d'être assisté ou soigné. C'est là qu'apparaît dans sa plénitude le principe d'impartialité, lorsque l'inégalité des circonstances préserve l'égalité de récompense des mérites ». Ce principe de la loi de rétribution, ou loi du karma était le pivot de la preuve d'Origène de l'impartialité de Dieu relativement aux iniquités de l'homme. Ayant accepté cette prémisse, ses détracteurs étaient obligés d'admettre sa conclusion – que l'homme est seul responsable de qui il est et de ce qu'il est. Qu'ils l'aient fait ou non, ou qu'ils l'aient voulu ou non est une tout autre question.

(à suivre…)



The Lost Teachings of Jesus,
Mark L. Prophet et Elizabeth Clare Prophet,
Summit University Press









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